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TIC Cameroun
Article : Halte: Faux billets de banque en circulation
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23 novembre 2012

Halte: Faux billets de banque en circulation

Plus question d’être pressé quand on doit récupérer son reliquat après une transaction financière dans la capitale politique du Cameroun.  Surtout quand cela se passe en dehors des banques, mais surtout à bord des taxis, des boutiques du coin et autres commerces. Il faut toujours se donner du temps de bien regarder le billet de banque qui t’a été remis avant de te séparer de cette personne. La raison est simple : Des faux billets de banque circulent de plus en plus. Difficile de savoir leur origine et surtout de facilement les reconnaître à l’œil nu, mais bon, il arrive des fois qu’on les reconnaisse ces faux billets. Les victimes de plus en plus nombreuses, témoignent.

C’est chaud chez moi, je ne sais où mettre la tête en ce moment, une pauvre femme comme moi, qui se débrouille pour faire vivre une grande famille, j’espère que ces gens ont honte là où ils se trouvent. S’exclamaient une maman, la cinquantaine déjà attaquée, qui a pour métier « braiseuse de poisson ». Son histoire m’intéresse et je décide alors de m’approcher d’elle pour en savoir plus. Ma fille s’exclame t-elle, je suis finie. Hier ici dans mon petit hangar où je braise mes poissons pour vendre, je reçois quatre hommes, bien vêtus et donc deux étaient même en costume. Ils sont arrivés autour de 19heures et ont passé des commandes des poissons et de la boisson. Sans hésité, je leur ai servi leurs commandes et l’un d’eux que je peux même reconnaître m’a donné un beau et neuf billet de 10.000Fcfa, et ayant consommé environ 6.000Fcfa, je leur ai donné leur reliquat. Et comme ils n’avaient pas encore fini leur boisson, ils ont à nouveau exprimé le désir de manger à nouveau. Sans hésité, j’ai servi le second tour et trois sur les quatre ont emballé du poisson pour aller manger chez eux m’ont-ils dit. Alors le deuxième tour faisait environ 5000Fcfa et le même monsieur m’a encore donné un nouveau billet de 10.000Fcfa et je lui ai encore remis son reliquat et cette fois ci ils sont partis. Contente d’avoir fait  de bonnes affaires, le lendemain je me rends à la poissonnerie pour renouveler mon stock de poisson. Quand je sors le premier billet de 10.000Fcfa, le vendeur prend en secouant.  Et dès que j’ai sorti le deuxième billet, il a appelé son patron qui  est aussitôt sorti sans mot dire, et à son retour, je le vois arriver avec un gendarme et il lui dit « elle a le réseau ». Ce dernier se saisit de moi et me fais m’asseoir à terre, menaçant de m’amener au poste de police si je ne parle pas. Toute surprise, je leur demande alors, qu’est ce qui se passe ? Les deux répondent presque en chœur, madame vous avez un réseau de faux billets de banque, on va vous arrêté. J’ai tellement crié que j’ai du appelé mon mari et ensemble nous avons prouvé notre activité, je leur ai même raconté la bonne affaire faite la veille qui m’a valu ces billets avant d’échapper à la colère des gens qui commençaient à être nombreux autour moi.  C’est alors que j’ai pu être libre, mais non sans couler des larmes parce que je venais de perdre 20.000Fcfa sans compter les montants que j’avais remboursé à ces messieurs qui m’ont trompé. Ecrasant à nouveau une larme sur son visage, Bebey comme on l’appelle au marché de Nkol-Eton à Yaoundé, arrache la pitié des personnes qui l’écoutaient religieusement.

Deux jours plus tard de la même semaine, je me rends à mon lieu de service comme d’habitude. Et dans mon portefeuille j’ai un billet de 2000Fcfa. Arrivée à destination, je tends le billet d’argent au chauffeur de taxi, qui à peine avoir touché,  me dis : « Madame je ne suis pas un enfant. Vous me donnez un faux billet ?» Surprise je lui dis : « mais non, c’est un autre chauffeur de taxi qui me l’a remis la veille. » Fâché il me dit : « ne me perdez pas du temps donnez moi mon argent et je m’en vais » Heureusement que j’avais encore de l’argent dans une autre poche pour le désintéresser. Et pendant que je descends de son véhicule il me dit « escroc femme, on a aura tout vu dans ce pays ». Et aujourd’hui, mon collègue Emile Zola est coincé au bureau. Il a de l’argent dans son portefeuille, mais ne peux pas sortir, parce que ces deux billets sont tous des faux. Du coup je me pose des questions : Y at-il un réseau de faux billets à Yaoundé, je veux dire au Cameroun ? Les autorités sont elles au courant ? D’autres personnes disent que ces transactions sont plus fréquentes la nuit. Ah, mon bon pays le Cameroun !!!! Certes il fait beau vivre à Yaoundé, mais faites juste attention aux billets de banque qu’on vous remet surtout dans les transactions financières.

 

 

 

Attention lors des transactions par terre-azimuts.org
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Article : e-pute: Non merci pas moi
Article
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16 novembre 2012

e-pute: Non merci pas moi

Ce sont des faits incroyables qui choquent à la limite. Pour peu que quelqu’un vive dans un pays d’Europe ou d’Amérique et que l’autre soit en Afrique, voilà que l’un se passe pour le supérieur, le financier, la pierre tant recherchée du second. Je veux parler particulièrement de la relation entre l’homme et la femme sur les réseaux sociaux en particulier. C’est vrai, nous autres personnes de sexe féminin vivons en Afrique avec toute la peinture sociale sombre qu’on fait à ce continent, mais il ya une réalité que tout le monde doit savoir et qui demeure, c’est que pour nous les femmes, la dignité n’a pas de prix.

Ce qui me pousse à rédiger ces lignes est un constat qui a négativement touché ma sensibilité. Je commencerai par mon cas d’abord. Je suis cyber journaliste et bloggeuse, donc Internet est mon outil de travail, ce qui justifie pourquoi je suis connectée en longueur de journée. Alors comme d’habitude, je reçois une invitation d’amitié sur facebook. Et le premier reflexe est de regarder les amis en commun avant d’accepter ou pas. Cette invitation de ce monsieur dont je préfère taire le nom arrive et je constate que nos amis en commun sont dans le domaine professionnel, et sans regarder son profil, j’accepte l’invitation. Et à ce moment il était connecté et directement, il m’envoie un message de remerciement, juste parce que j’ai accepté son amitié. Ensuite, il me demande si j’ai une webcam, oui je réponds. Et là, je suis curieuse de savoir à qui j’ai alors à faire et sur la photo de profil, je vois la photo d’un homme mature et je conclus rapidement qu’il est responsable. Et voilà qu’il m’invite au chat vidéo et je valide. Sans transition, le suis immédiatement choquée par son attitude.

Il me dit : « qu’est ce que t’es jolie »

Je réponds « merci » et directement après c’est

« Ça alors, t’es une vraie africaine, t’es toute ronde, bien noire, avec une forte poitrine, j’imagine ton derrière. Stp lèves toi, montre moi tes fesses. Mais non commence d’abord par tes seins… qu’est ce que j’ai envie de les toucher »

A peine je lui dis monsieur écoutez, j’ai l’air de vouloir blaguer avec vous ? Qu’il me dit encore

« Tu ne sais pas ce que tu perds, je suis blanc et je peux venir au Cameroun t’épouser, laisse toi aller »

Folle de colère, je lui dis « idiot, je suis certes Africaine, mais je suis digne » puis j’ai fermé la fenêtre du dialogue et bloquer son contact.

Rapportant ce qui s’est passé à ma collègue, elle crie en me faisant comprendre que de telles choses sont monnaie courante sur la toile. Et voici son cas vécu. Toujours sur facebook, elle reçoit une invitation d’un homme qui porte le même nom qu’elle et sans hésiter, elle accepte. Et pendant un chat ensemble, le jeune homme lui raconte qu’il est « mbenguiste » expression camerounaise pour dire qu’on vit en Europe. Alors puisqu’il a trouvé sa photo de profil « très belle », il lui faut juste une confirmation avant de se lancer dans une relation amoureuse avec elle dans le but de « changer sa vie, la mettre en haut » comme on le dit toujours au Cameroun. Et cette confirmation c’est que via la webcam, elle doit se déshabiller pour qu’il témoigne par lui-même ses rondeurs et autres belles formes de son corps. Et la réponse de Téclaire ma collègue a été « ton mbeng(ton Europe) et toi allez au diable ».

Certes chez nous cela n’a pas marché, mais il ya malheureusement des cas où ça marche. Et après une petite enquête, il en ressort que ces filles chez qui ça marche sont soit des jeunes filles qui rêvent encore, ou alors des grandes filles qui commencent à perdre espoir.  Alors pour mieux collecter mes infos, on m’a conseillé de faire régulièrement des tours dans des cybers café de la ville de Yaoundé pour voir le comportement des filles. Un soir, je vais au quartier Biyem Assi, au lieu dit Tam-tam, bien sûr dans un cyber café. Premier constat dès la caisse, les prix sont différents. Le caissier me fait comprendre que la connexion c’est 300Fcfa l’heure, mais si je veux aller dans la salle qui est omme un isoloir, où je serais couverte avec un rideau et la seule dans un box, c’est 500Fcfa l’heure. La deuxième proposition tombe à pic parce que c’est l’objet de mon enquête. Et quand je prends cette seconde option, il dit «  j’étais sûr, les femmes c’est leur secteur là bas, pour ces choses, elles ont de l’argent ». Je m’y rends tout de même et …. C’est encore incroyable. J’ai à peine pu ouvrir une page du web parce que je n’arrivais pas à me concentrer. La jeune fille, ma voisine immédiate de box avait complètement enlevé le haut de son vêtement pour monter ses seins à son correspondant blanc et j’ai pu écouter venant d’elle : « j’espère alors que tu viendras dans mon pays me chercher ». Dans un autre box, j’aperçois une autre fille qui faisait presque la même chose. Et les exemples, si on veut les citer tous, ça prendra du temps et de l’espace. Quel triste constat. Je ne sais pas ce que les blancs aiment certes puisque je ne le suis pas, mais mon avis c’est qu’il faut un minimum de sérieux pour être prise au sérieux aussi. En plus, tout cela ne fait pas partie de notre culture africaine. On va me parler de liberté de je na sais quoi. Mais bon, au Cameroun, la prostitution sous toutes ses formes est interdite par la loi. En tout cas, moi c’est non…merci.

 

 

Les filles dans un coin du Cyber café par rnw.nl
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Article : Yaoundé a soif
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14 novembre 2012

Yaoundé a soif

L’eau de couleur jaunâtre coule des robinets à Yaoundé

On le dit si bien que l’eau c’est la vie, pour simplement faire comprendre qu’il est pratiquement impossible de vivre sans eau potable  communément appelée « eau à boire » au Cameroun. Mais s’il fallait se référer à cette réalité, c’est qu’une bonne partie de la population de la ville de Yaoundé est sans vie. La raison, la ville souffre d’un manque sérieux d’eau potable distribuée par la Camerounaise des eaux

Le slogan dans cette ville est devenu « mon robinet siffle au lieu ce couler ». Pour avoir fait le tour de la ville auprès de certains ménages, le constat est clair : La situation est alarmante. Et le comble c’est aucune communication n’est faite soit pour avertir, soit pour rassurer d’une solution imminente. Au quartier Olembé de la ville, affirme Valéry, une habitante : « J’ai même déjà oublié ce qu’on appelle robinet dans ma maison. Déjà même que tout est complètement rouillé. Mon compteur, les agents de la Snec avaient enlevé parce que je ne payais plus les frais d’entretien, rassurez vous, c’était à volonté. Comment veulent-ils entretenir un compteur qui ne me donne jamais de l’eau ? » D’autres ménages par contre chez qui le précieux liquide coule par moment, c’est loin d’être la satisfaction totale. L’eau potable qui selon sa définition basique est un liquide inodore, sans saveur, fraîche et agréable à boire ; est le contraire total. A Yaoundé, cette eau distribuée est de coloration jaunâtre avec des petits cristaux  noirs qui restent au fond du récipient après le repos du liquide.  Pour simplement dire que l’eau distribuée est carrément boueuse. Et le jour qu’elle semble claire, c’est l’odeur de l’eau de javel qui se fait sentir dans la bouche. « A vrai dire, ma famille et moi avons arrêté de consommer cette eau » témoignage le chef de famille Jean Claude Fosso du quartier Biyem-Assi. «  Tout le temps les enfants se plaignaient du mal de ventre, et franchement, les examens et autres frais de traitement m’ont couté plus cher que les factures mensuelles d’eau. Et ayant rapidement fait le ratio, j’ai supprimé la ligne d’eau chez moi jusqu’à constat d’un changement positif. » En plus a-t-il continué, il faut se réveiller après minuit pour espérer voir l’eau couler. Heureusement pour Monsieur Fosso, ses revenus lui permettent d’acheter de l’eau minérale pour sa famille. Mais ceux qui n’ont pas les mêmes moyens sont contraints de continuer l’aventure de leur vie avec l’éprouvante eau de la société nationale. Certes il existe des filtres, témoigne  Catherine, une ménagère, mais le problème c’est que les meilleurs filtres sont ceux qui se connectent directement sur les robinets d’eau. Ceux qui fonctionnent séparément par expérience, ne sont pas très efficaces. « Je ne sais pas si je me trompe, mais pour le moment,  j’ai adopté la méthode de filtre par le coton. Mon Dieu !!!! Si vous voyez la couleur du coton après un seul passage de l’eau, c’est à la limite effrayant. » Et malgré toutes ces plaintes, un responsable de la Camerounaise des eaux, notamment le directeur régional de Yaoundé, Monsieur Félix Zogo Manga, a fait une sortie dans le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune du lundi  12 novembre. Permettez-moi à ce niveau de faire un copier/coller. Question du journaliste : « Mais le déficit explique t-il cette coloration ? » La réponse du responsable : « La notion de couleur n’est pas figée. L’OMS a donné des fourchettes à respecter et que nous respectons. Maintenant, la perception à l’œil diffère d’un individu à un autre. L’eau distribuée dans la ville de Yaoundé n’est pas boueuse. Je vous rassure qu’elle est potable. » Potable ou pas, le fait est là et les consommateurs ont peur.

 

A la quête du précieux liquide
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Article : 30 ans de pouvoir: Doit-on rire ou en pleurer?
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6 novembre 2012

30 ans de pouvoir: Doit-on rire ou en pleurer?

L’actualité au Cameroun est dominée depuis la semaine dernière par les préparatifs de la célébration des 30 années de pouvoir du Président  de la République du Cameroun, Paul Biya. 6 novembre 1982-6 novembre 2012, 30 années  pleines passées au pourvoir. Du coup je me pose une question, doit-on fêter 30 années de pouvoir ? De  toute façon, ces 3 décennies  seront célébrées avec faste ce mardi  sur toute l’étendue du territoire camerounais. Et  pour la réussite de cet évènement, le Secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple du Cameroun (RDPC), le parti au pouvoir, Jean Kuete, a mis sur pied une commission d’organisation des festivités forte de plus de 200 membres dont tous sont des membres du gouvernement, des députés, des maires, et autres grands  hommes d’affaires du pays.

Ses  partisans le présentent comme « l’homme de paix ». Dans tout le pays, que ce soit au travers des chansons ou des pancartes, ou encore des slogans on peut lire ou écouter : « Paul Biya, notre président, le père de la Nation », «Paul Biya, toujours très chaud » « Paul Biya, encore sept ans, le candidat naturel »  et bien d’autres encore. Sur lexpressiondz.com, Le bilan de la longue présidence du président Biya «est globalement positif (même s’il) a été contrarié par moment par l’actualité mondiale», assure Hervé Emmanuel Nkom, membre du comité central du RDPC, en faisant allusion à la crise. «Le pays est en construction et l’histoire retiendra que M.Biya a été le président de la liberté d’expression et du multipartisme», souligne-t-il, évoquant «un boom» des partis politiques et des médias sous son mandat. Ses partisans le présentent comme un «garant de la paix» et de l’ordre social dans un pays de 20 millions d’habitants. «C’est un président ouvert» qui n’a pas empêché «la marche vers la construction du bien-être social», estime M.Nkom.

Pendant ce temps, certains de ses opposants se demandent s’il est roi ou président ? Ils ne manquent pas de dresser un bilan sombre de ses années de règne. «Nous sommes un des rares pays au monde avec le même dictateur depuis 30 ans», s’insurge Joshua Osih, vice-président du Social democratic front(SDF), le principal parti d’opposition. Réélu en 2011 pour sept ans lors d’un scrutin très contesté par l’opposition, rien ne l’empêche de se représenter en 2018, car l’Assemblée nationale, dominée par le RDPC, a supprimé en 2008 la limitation du nombre de mandats présidentiels.     Il y a échoué, assure l’opposition. «Aucune de ces promesses n’a été tenue», regrette l’avocat et opposant Me Jean de Dieu Momo, candidat à la présidentielle de 2011. Au plan économique, le Cameroun était un pays à revenu intermédiaire, un des plus prospères d’Afrique en 1982, mais il «est aujourd’hui un pays pauvre très endetté», déclare Joshua Osih. Le taux de croissance de l’économie camerounaise est passé de 13% en 1981, à 3,8% en 2011. Le chômage touche jusqu’à 30% de jeunes dans certaines grandes villes, selon la même source. L’eau et l’électricité sont inaccessibles à la grande majorité des camerounais. Conséquence, la seule ville de Douala a enregistré plus de 85.000 cas de choléra avec 2500 décès en 2011. Les hôpitaux, ainsi que les centres de santé des zones rurales, abandonnés, manquent d’équipements, de remèdes de première urgence et de personnel, sans oublier la criminalité qui a pris des proportions alarmantes.

Les Rois d’Afrique

Les plus de 30 ans de pouvoir

En Guinée équatoriale, le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis le coup d’Etat du 3 août 1979 (soit plus de 33 ans de règne), est  actuellement le doyen politique des chefs d’Etat africains. En Angola, José Eduardo dos Santos est également au pouvoir depuis plus de  33 ans (20 septembre 1979). Au Zimbabwe, Robert Mugabe est au pouvoir depuis plus de 32 ans (avril 1980, d’abord comme Premier ministre, puis comme chef de l’Etat). Il est  actuellement le seul chef d’Etat à être au pouvoir depuis l’indépendance de son pays (1980).

Les plus de 20 ans au pouvoir

Cinq chefs d’Etat africains sont au pouvoir depuis plus de 20 ans. En Ouganda, Yoweri Museveni dirige le pays depuis près de 27 ans (janvier 1986). Au Swaziland, le roi Mswati III dirige la dernière monarchie absolue du continent africain depuis plus de 26 ans (avril 1986). Au Burkina Faso, Blaise Compaoré est au pouvoir depuis 25 ans (octobre 1987). Au Soudan, Omar El Béchir dirige le pays depuis plus de 23 ans (juin 1989).  Au Tchad, Idriss Deby Itno est au pouvoir depuis près de 22 ans (décembre 1990).

Né le 13 février 1933 à Mvomeka’a, une petite localité du sud du pays, Paul Biya a fait ses études primaires et secondaires au Cameroun avant de poursuivre ses études universitaires en France où il obtient une licence en Droit public en 1961 et un diplôme en relations internationales de Sciences Po.  Any way, joyeux anniversaire Monsieur le président de la République.

 

Paul Biya par facebook
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Article : La parité dans mon pays, encore une vue de l’esprit
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30 octobre 2012

La parité dans mon pays, encore une vue de l’esprit

La récente nomination des préfets au Cameroun a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Et pour cause, une femme, Antoinette Justice Zongo, a été nommée Préfet du département du Koung-khi, c’est dans la partie Ouest du pays. Une autre femme, Rachel Ngazang Akono a été nommée à son tour comme secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Est. Et pour résumer en une phrase tous ces commentaires qui sont allés dans tous les sens, sans oublier les articles et autres grands reportages qui ont alimenté les colonnes des journaux « c’est de l’inédit, du jamais vu dans l’histoire du Renouveau et du commandement au Cameroun ». Des femmes à ce niveau, c’est déjà ça, ont-ils continué. Pourtant pour moi, c’est encore très loin d’être ça au 21e siècle.

Voici ce sur quoi je me base pour l’affirmer. Selon un rapport publié en mars de cette année en cours par le ministère de la Promotion de la femme et de la famille(MINPROFF) intitulé « Femmes et hommes au Cameroun  en 2012» (https://www.statistics-cameroon.org/downloads/JIF/MINPROFF_Femmes_Hommes_Cameroun_28_02_2012.pdf) le Cameroun ne compte pas encore de femme gouverneur de région. Et même jusqu’à tout récemment,  il n’y avait que 04 sous-préfets femmes sur près de 360 sous-préfets que compte le pays. En plus, dans le gouvernement, le sexe féminin est à peine perceptible, que dis-je, à peine visible. Voici, il est établit dans un rapport qu’au Cameroun, il y a 05 ministres de sexe féminin avec porte feuille sur 31 et sur 10 secrétaires d’Etat, il ya 02 femmes seulement. Si je me réfère à un rapport de l’Institut national de la statistique (INS), sur 180 députés à l’Assemblée Nationale, il n’ya que 25 femmes. En plus,  pas besoin d’une étude approfondie pour savoir que dans l’histoire de mon pays, aucune femme n’a jamais occupé le poste de Premier Ministre, de vice premier ministre, de présidente de l’Assemblée nationale et bien d’autres. Pourtant, en France dans l’actuel gouvernement il ya autant de femmes que d’hommes dans le gouvernement. Ah, me diront mes compatriotes, c’est l’occident, c’est « mbeng » comme on l’appelle ici au Cameroun. Pour la réponse du berger à la bergère, je cite certains de nos voisins. Au Bénin, près de 30% de portefeuilles ministérielles (dont le ministère de la Justice) sont occupés par des femmes selon une source. Au  Rwanda continu ma source, 45 femmes siègent au parlement qui compte 88 sièges depuis les législatives de 2008. En France encore, des femmes telles que Michel Alliot Marie et Christine Lagarde ont occupé des fonctions ministérielles de souveraineté telles que le ministère de la Défense ou celui de l’Economie.

Cette triste réalité se transpose dans la vie quotidienne au pays. En général dans les milieux professionnels, les femmes sont très souvent adjointes. Ici chez nous, les hommes ont toujours une exclamation dans leur bouche : « Une femme me commande ? Jamais de la vie !!! » Plus grave encore, même dans les familles, les garçons ont tendance à être favorisés. D’ailleurs, dans certaines tribus, les femmes n’ont pas droit à l’héritage des parents. Certains hommes, qui n’ont pas pu avoir un enfant de sexe masculin avec leur épouse, sont prêts à tout et offrent même, des récompenses à la femme qui leur donnera un enfant garçon. Je me souviens d’une dame qui a grandi étant frustré juste parce que son papa avait l’habitude de dire : «  J’ai 4 enfants et une fille ». Pour lui, la fille n’est pas un enfant sur qui on peut compter, c’est juste un être humain de sexe féminin. Finalement je me pose des questions dans ma petite tête. La parité au Cameroun, est-ce un slogan, une réalité ou une vue de l’esprit ? A chacun sa réponse

 

 

 

 

Les femmes des autorités et femmes ministres
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Article : Jamais sans toi mon téléphone source de problèmes
Article
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25 octobre 2012

Jamais sans toi mon téléphone source de problèmes

Téléphone, tu vas me tuer, oui tu vas me tuer un jour !!!! Comment me séparer de toi ? Puis-je encore vivre sans toi ?  Ce n’est pas une déclamation ; mais des interrogations qui me viennent tout droit du cœur. Et plus seulement moi, mais plusieurs autres personnes, particulièrement les utilisateurs de téléphone portable.

C’est vraiment bizarre !!!! Ça ne fait pas longtemps que ce Monsieur téléphone portable est entré dans notre société, que dis-je, nos vies que déjà il est à l’origine de nombreux dégâts. Je ne peux m’empêcher de parodier ce parolier camerounais :

« Téléphone ôôô, source de problème ôôô

Si tu as le téléphone ôôô, tu auras les ennuis ôôô

Téléphone ôôô, affaire compliquée ôôô »

Et directement me vient à l’esprit cette expression toujours utilisée par le papa d’une amie à moi Laure Atouba. Bien que s’exprimant bien en langue française, il disait cette expression en sa langue maternelle l’Eton (langue du centre Cameroun) à chaque fois qu’il n’arrivait pas à expliquer une situation ou un fait, il tapait ses mains et criait : «NTANGNI A NE ZAMBE» en français « le blanc est dieu ». Oui, chez moi au Cameroun, on nous apprend que c’est justement ce « blanc dieu » qui a inventé lé téléphone portable, comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs. Mais je suis sûre et même certaine que c’était pour une bonne cause. Mais il avait ignoré beaucoup de choses, beaucoup trop même. Il ya au moins deux décennies, il  fallait être à un lieu donné pour utiliser un téléphone d’où son appellation de téléphone fixe. Et au Cameroun, c’était soit dans un bureau ou dans un domicile, je vais préciser, pas n’importe lequel. Toutefois, il fallait être à un lieu fixe, pour pouvoir utiliser ce fixe là justement. Mais je pense que par soucis d’améliorer la communication, « les NTANGNI » du papa de Laure on voulu que partout on puisse utiliser cet outil de communication et ils l’ont « défixé » pour le rendre mobile d’où les nouvelles appellations : téléphone mobile ou par raccourci, portable. Et là où ça cloche, c’est que ce portable porte avec lui un tas de problèmes et surtout, de mensonges.

1er cas de figure: Alain qui doit de l’argent à Georges

Allôo, bonjour Georges ;  Oui allôo bonjour Alain, ah mon cher, comment vas-tu ? Ça ira mieux quand tu m’auras dit que l’argent que tu me dois est prêt. Oh vieil ami, répond Georges, je vois, ce n’est pas un souci parce que ton argent est prêt. Superrr crie Alain, on se voit comment  alors? Que c’est dommage répond t-il, je suis en ce moment au village et je reviens dans une semaine seulement. Ohhhhhhhh nooooon, crie Alain, j’en ai besoin d’urgence, beh écoute on se voit seulement à mon retour A+. Pourtant, il est à Yaoundé sa ville de résidence et la même que son créancier.

2ème cas de figures : Un amoureux cocufié

Hello bébé, comment vas-tu ? Ça va mon chou, répond la compagne et toi ? Comment ne pas bien me porter puisque je suis en route pour chez toi. Mais noooooooooon, s’écrie t-elle, je suis au campus, j’ai un cours de rattrapage. Ok répond le garçon, A+ alors. Une fois qu’il a raccroché, il se dit puisque je suis déjà à côté et que ce n’est qu’un cours de rattrapage, il vaut mieux aller l’attendre pour lui faire une grosse surprise à son retour. Une fois devant la porte de sa compagne, quelle surprise pour lui, il ya des gens dans sa maison pourtant elle vit seule. Il compose à nouveau son numéro pour lui dire qu’il ya des gens chez elle et première surprise, le téléphone sonne et il écoute la sonnerie ;  2ème, elle décroche toute fâchée, « mais quoi encore » pendant qu’une voix masculine disait «  raccroche à cet idiot là »

3ème cas de figure : Le code des filles

Un jeune homme est en visite amoureuse chez sa petite amie. Avant et après toute chose, elle aime bien prendre une douche. Alors pendant qu’elle est à la salle de bain ; son téléphone sonne et Rodrigue son compagnon regarde juste le nom qui s’affiche sur l’écran sans vouloir décrocher, et c’est écrit : « facture électricité ». Son esprit tique un peu, comment  un être humain peut s’appeler ainsi? Bon beh, il est bien élevé et ne décroche pas. Quelques minutes plus tard, un autre appel et c’est écrit « Marché » ; moins d’une minute après un bipe et il regarde c’est « Pension ». Curieux, il prend son téléphone à lui et compose  le numéro de Sophie cette copine et sur l’écran, le nom qui s’affiche c’est « gaz ». Il a vite compris que chaque nom correspond à une charge dans la vie de la fille et qu’il n’est pas le seul comme il pensait. Conséquence…. Tout le monde peut l’imaginer

4ème, 5ème 6ème……. On peut arriver à un nombre infini de cas de figure, mais le point commun est  l’utilisation du téléphone portable. S’il n’avait pas été crée, inventé, oui si tu n’avais pas existé. Maudit téléphone qui a brisé nos cœurs….. Je te porte toujours sur moi …. Et je t’aimerai toujours.

(c) darty.com
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Article : Le bar,  l’autre stade pendant les matchs de football au Cameroun
Article
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22 octobre 2012

Le bar, l’autre stade pendant les matchs de football au Cameroun

Bien plus qu’une simple discipline sportive, le football est devenu comme une religion au Cameroun. Ses adeptes, les hommes, les femmes et même déjà les enfants. Et le lieu de culte c’est partout: Outre le stade où se déroule la rencontre, on a les bureaux, les grands carrefours et surtout, les «bars» ; ces espaces de vente de boisson qui s’ouvrent tôt le matin et se referment parfois très tard le soir. Dans ces «bars», les clients ont très souvent tout leur temps, aussi « un peu », expression camerounaise pour dire assez d’argent, pour non seulement s’offrir autant de boisson qu’on voudrait, mais aussi, offrir « une » pour dire en langage camerounais de la bière à un ami qui passe dans le coin et qui est chaud à s’asseoir aussi pour un bon bout de temps. Une toilette est très souvent spécialement faite, par les tenanciers pour accueillir le maximum de fidèles et surtout avoir  le maximum d’espace possible car c’est un « autre stade » où tout peut se jouer, et à tout moment,  tout sauf le vrai match bien évidemment.  Les jours de grands matchs, comme celui du 14 octobre où les Lions indomptables, équipe nationale de foot du Cameroun devaient rencontrer ces « gros » Requins du Cap Vert, qui avaient finis par avaler les pauvres Lions. Ces jours de grands matchs donc, au moins 2 heures avant le début de la rencontre, les gérants des bars installent généralement un grand poste téléviseur, augmentent les infrastructures d’accueil, notamment les chaises et les tables. Eléments importants, ces tenanciers s’assurent dès la veille du match que la boisson est disponible à grande quantité parce que, quelque soit le résultat, les fidèles boiront assez. En cas de victoire, la commande est démesurée parce qu’il faut la fêter et en cas de défaite, on commande beaucoup d’alcool parce qu’il faut se consoler. L’officiant du jour, un poste téléviseur, l’homélie la boisson peu importe la marque et bien sûr les fidèles, les «vrais faux » footballeurs.

Ils sont qualifiés de vraiment faux footballeurs ou arbitres, et surtout coachs parce que c’est chacun dans sa chapelle qui  se dit « prêtre » car il connaît tout et surtout a la solution miracle. Ce sont eux qui connaissent mieux l’équipe adverse. C’est encore eux qui connaissent le meilleur classement car ce que le coach officiel a fait est amateur. De toute façon chacun a son mot à dire. Les plus intelligents vont jusqu’à revisiter la coopération bilatérale entre le pays d’origine du trio arbitral et le Cameroun pour mieux interpréter l’attitude des arbitres au cas où les choses tournent à la défaveur du Cameroun. Sans compter les paris et autres discussions et bagarres d’avant match.

Pendant le match, toutes les actions que la télé diffuse passent au peigne fin de la critique. Comme au dernier match des Lions Indomptables où il fallait à tout prix marquer 3 buts sans rien encaisser pour obtenir la qualification pour la CAN de 2013 en Afrique du Sud. Au bar de Jeannot au quartier Efoulan à Yaoundé, les fidèles avaient pratiquement occupé la chaussée sans s’en rendre compte. Et à toute les minutes, c’était « Ohhhhh Akono( coach des Lions), qui t’a dit d’aligner Idrissou » « ékié(exclamation en langue béti du Cameroun)  Webo, tu es un sorcier ou quoi ? » « mamamiaa, si on me met au stade, je vais botter Kameni, c’est un gardien de but ou une passoire ? » juste parce qu’il a encaissé le premier but avant les 20 premières minutes du match. « Mado, vient me servir du vin, quel goût demande la dernière, ce que tu veux, mon cœur risque d’arrêter de battre, Kameni m’a tué » a réagi un adepte.  Et les exemples sont loin d’être tous cités. Les plus fous du foot gardent leur optimisme jusqu’à la fin, en croyant au miracle. Et à chaque fois que le ballon était dans la surface de l’équipe adverse, tout le monde était débout, les uns invoquant le ciel et les autres croisant les doigts en signe de fétiche. Mais tout ne s’arrête pas toujours là. Les autres éléments du match qui ne manquent presque jamais, se sont les disputes qui finissent en général par des bagarres. Et les outils du combat sont les bouteilles, en renfort les chaises et l’apothéose les tables. Finalement, c’est toute personne présente sur le lieu qui est susceptible de prendre un coup. Le cas échéant, il riposte et finalement c’est une bagarre générale. Heureusement pour ceux du bar de Jeannot que l’hôpital de district d’Efoulan est à moins de 200m. Le 14 octobre dernier, après le coup de sifflet final, marquant la fin du match, juste 3 personnes ont été admises à l’hôpital d’Efoulan. Bon c’était juste un accident qui pouvait arriver à tout monde a indiqué une victime, on prochain grand match, a-t-il confirmé, il sera encore là, à la chapelle du foot, le bar.

Des supporters dans un bar
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21. sept.
2012
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Internet: Le Cameroun parmi les 10 derniers dans le monde

Internet est encore très encore mal connu au Cameroun. Les résultats de l’étude menée  par Tim Berners-Lee au nom de la Web Foundation le montre à suffisance.  Parmi les pays classés, particulièrement en Afrique, le Cameroun est 53e sur les 61 pays soumis à l’évaluation. Une place qui ne conforte pas les habitants de ce pays d’Afrique Centrale qui savent qu’ils sont le poumon économique de la sous-région.

La première place est  revenue  à la Tunisie qui obtient les meilleurs résultats en ce qui concerne le fonctionnement du web. Le Kenya a montré le plus  grand dynamisme sur le continent noir car le pourcentage des Kenyans en ligne a doublé entre 2010 et 2011. Par contre,  Afrique du Sud réalise un score en fort décalage par rapport à son Pib par habitant.  Toutefois, le Cameroun est devant le Mali (54e), la Namibie (56e), l’Ethiopie (57e), le Benin (58e), le Burkina Faso (59e) et le Zimbabwe (60e). La Suède occupe la première place mondiale  et le Yémen est dernier du classement.

L’étude montre que le Web demeure une ressource largement inexploitée dans la plupart des pays du monde, avec seulement une personne utilisatrice sur trois dans l’ensemble du monde, et moins d’une sur six en Afrique. Sur les dix pays les moins classés de l’Indice, sept sont Africains. L’Indice révèle que les prix de l’accès haut débit et les tendances à la censure sont les principales raisons empêchant l’accès de tous au Web. Près de 30% des pays concernés par l’Indice subissent des restrictions modérées ou sévères de la part du gouvernement pour l’accès aux sites web, tandis que près de la moitié d’entre eux témoigne de menaces croissantes pour la liberté de la presse.

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Auteur·e

L'auteur: Ariane Nkoma
Journaliste et engagée dans la lutte pour la réduction du fossé numérique en Afrique particulièrement et dans le monde en général. Je suis convaincue que l'Afrique est certes en retard, mais il n'est pas tard pour elle.

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